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Wednesday, April 1, 2009

École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière

L’École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière
fait la découverte majeure d’un cadran solaire du 17e siècle

Montréal, le 1er avril 2009 – Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal est fière d’annoncer la découverte majeure d’un cadran solaire datant du 17e siècle par son École de fouilles archéologique.

Un fascinant casse-tête archéologique
À quelques pas de Pointe-à-Callière, sous le 214, place D’Youville, dorment les vestiges du fort de Ville-Marie (1642-1688) édifié par Paul de Chomedey de Maisonneuve et ceux du « château » (1688-1765) construit ensuite par le gouverneur de Callière.

Entre 1999 et 2007, lors de fouilles menées sur ce site fondateur de Montréal dans le cadre de l’École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière, des archéologues ont recueilli des fragments d’ardoise pour la plupart incisés de lignes. Ils associent tout d’abord les premiers fragments découverts à la toiture du château de Callière. Mais au fur et à mesure qu’ils trouvent de nouveaux fragments, permettant à un objet de prendre forme, les archéologues décèlent un motif d’angles rayonnant à partir d’un point central. L’objet est-il un rapporteur d’angles...? L’hypothèse restait à valider!

Ce sont les restaurateurs du Centre de conservation du Québec, à qui les fragments ont été confiés pour restauration, qui infirment cette deuxième hypothèse et en proposent une nouvelle, grâce au concours de spécialistes en astronomie et en mathématiques : il s’agit d’un cadran solaire. Le tracé des angles correspond à celui d’un cadran solaire vertical, utilisable à la latitude de Montréal (45š31’ Nord) et qui aurait pu être fixé au mur sud d'un édifice du domaine de Callière (fin du 17e siècle), voire du fort de Ville-Marie (milieu du 17e siècle).

D’autres pistes à explorer
Selon des experts, il pourrait s’agir du premier cadran solaire à avoir été fabriqué à Montréal. Des recherches sont présentement en cours afin de déterminer la provenance de l’ardoise (locale ou française) et sa datation. D’autres questions se posent aux chercheurs. Pourquoi les lignes horaires ne sont pas identifiées et qu’aucun trou ne semble destiné à accueillir le gnomon ou style (qui, par son ombrage, indique l’heure tout au long du jour)? Le cadran date-t-il de l’époque du fort ou de celle du château?

Il est toutefois indéniable qu’il s’agit d’une découverte majeure permettant une avancée importante dans la recherche entourant le lieu de fondation de Montréal.

Le Musée est subventionné par la Ville de Montréal.

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