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Tuesday, December 8, 2009

Rencontres Inattendues à l'Agora de la Danse

Montréal, le 15 décembre 2009 – Une nouvelle saison audacieuse voit le jour à l’Agora de la danse où nous vous proposons le parfait équilibre entre jeunes chorégraphes, talents confirmés, productions québécoises, canadiennet internationales. Leur point commun ? L’originalité et les rencontres inattendues !

Du 20 au 23 janvier 2010, Pierre Lecours présente Les steppes. C'est la Sibérie... et c'est quelque part aux confins de notre conscience. Les personnages sont‐ils rêvés, vécus, présents, en devenir ? Fidèle à lui‐même, le chorégraphe emprunte au théâtre : parler comme danser, babiller, bavarder, balbutier, psalmodier, soliloquer, chuchoter, déclamer, hurler. À la musique, aux mouvements des danseurs se mêlent des bribes de causeries, des brins de jasettes, loufoques, insensées, des lambeaux de confidences. Des steppes... quelque part en nous.

L’incontournable Margie Gillis, quant à elle, nous invite à découvrir Filatures du 28 au 30 janvier et du 4 au 6 février 2010. Filature : usine où on fabrique le fil, où on prépare les liens d'un éventuel tissage... mais aussi action de suivre quelqu'un, de l'épier. Margie Gillis suit la piste d'une trame essentielle dans sa rencontre avec l'âme humaine et nous guide dans une exploration de nos propres méandres. Au moyen d'une structure toute... textile, dont le procédé narratif évoque celui de la tapisserie ou de la courtepointe, la danseuse et chorégraphe nous amène à prendre conscience que les liens qui étoffent nos vies parsèment souvent des trajectoires autiques que plurielles.

ssi éclecPuis du 25 au 27 février 2010, Gina Gibney dans View Partially Obstructed provoque une réflexion réelle et originale sur les liens qui unissent les êtres, révéler ce que c'est qu'être humain. Que savons‐nous de la réalité ? À quoi prêtons‐nous attention ? L'artiste new‐yorkaise s'interroge sur une évidente contradiction de l'être humain : nous savons que notre perception du réel nous est personnelle, mais nous pensons néanmoins avoir une vue d'ensemble de ce que nous sommes, de ce que les autres sont et du monde en général, malgré des informations tronquées et dénaturées. Cette oeuvre d'une femme engagée, paradoxalement brute et raffinée, exige de ses interprètes à la fois de la concentration, de la force et de la virtuosité. Elle nous est présentée en première canadienne. Des danseurs exceptionnels, une musique originale, des projections visuelles audacieuses... Un spectacle total, d'une rare intensité.

Par la suite, du 10 au 13 mars 2010, Bodies to Bodies III (Les chemins de traverse Metz) de la chorégraphe Isabelle Van Grimde nous mène par des voies détournées mais combien lumineuses à considérer d'un regard neuf la relation qui paraît si évidente entre la musique et la danse. Avec une virtuosité hors du commun, elle déconstruit le son et le geste, entraîne danseurs et musiciens en d'improbables improvisations qui laissent le spectateur pantois... et ravi. Elle en tire une oeuvre primale marquée par la tension qui existe entre gestuelle architecturale et pulsions élémentaires des corps : une rencontre chorégraphique et musicale charnelle et électrisante. Une intrigante aventure à suivre de près !

Avec Nu, présenté du 18 au 20 mars 2010, le chorégraphe Harold Rhéaume, traite de la vulnérabilité de l'être et de la complexe géométrie des relations humaines. Il y a dans Nu une charge émotive à laquelle on ne peut rester indifférents, avec en filigrane une lueur, un espoir qui permet de croire que les guerres, les scandales, le cynisme ambiant, les drames et les misères auront une fin. Harold Rhéaume ne nie pas la réalité. Il croit simplement en la force de l'art et en celle de l'âme. Nu est une oeuvre belle, accessible et émouvante : on est touchés, on vit un plaisir esthétique apaisant. Le chorégraphe nous convie à une rencontre inoubliable, à un moment d'intimité riche, d'une délicate sensualité.

Enfin CockPit du chorégraphe Wen Wei Wang du 21 au 24 avril 2010, nous plonge dans une réalité qui a été le lot des élèves de pensionnats, il n'y a pas si longtemps. Le chorégraphe installe dans un inconfortable huis clos quatre garçons et les fait jouer à des jeux qui risquent de générer de la violence... ou d'attiser le désir. Mais, également et toujours, une femme... Qui enivre, séduit, contrarie... Rêve ou réalité ? Le sujet abordé est explosif. L'humour très fin, très nuancé de Wen Wei Wang se traduit dans l'utilisation tour à tour dramatique et sensuelle des corps des interprètes, prolongés de longues plumes de paons qui ajoutent au mouvement souplesse et couleur, ampleur et poésie. Ces accessoires sont un rappel de la tradition de l'opéra chinois. Ils y étaient l'apanage des seigneurs de la guerre. L'objet demeure, la signification
change. CockPit... une oeuvre intense, qui laisse sa marque...

Dans l’esprit d’ouverture qui caractérise l’Agora de la danse, nous vous invitons à découvrir en parallèle au Laboratoire de l’Agora de la danse deux expositions d’art actuel où le paysage et la nature sont à l’honneur :

CONTES ET RÉCITS de Luc Bergeron, du 20 janvier au 6 février 2010. Voir, explorer, vivre, réinventer le paysage. Après une longue fréquentation de l'art abstrait, Luc Bergeron s'adonne, à sa façon, à une véritable interprétation du monde matériel. Le paysage devient l'objet d'une minutieuse étude : du microscopique à l'immensité de l'horizon, du bourgeonnement biologique à l'apparente immobilité de la situation géographique. Dévoilement de lumières intimes, mais aussi approche nouvelle de la représentation et du traitement pictural, la nouvelle manière de l'artiste ouvre large la voie à l'interprétation.

NATURALIA de Monique Mongeau, du 25 février au 20 mars 2010. Monique Mongeau cueille, collectionne et classifie les spécimens végétaux avec l'obsession du botaniste. Pas tant pour nommer, cataloguer, conserver que pour déceler dans la fibre végétale l'itinéraire qui mène à l'homme. Retrouver la trace du temps. Renouer avec la fragilité de l'être. Retenir de la nature une silhouette symbolique. Faire de l'oeuvre une représentation dépouillée de tout contexte narratif, une icône silencieuse de la vie. La mémoire. À quoi s'ajoutent le mouvement et l'élan, véritables moyens de transcender le réel et d'accéder à l'universel, toutes scories disparues. Le Laboratoire de l’Agora est ouvert de 19h30 à 22h les soirs de représentation au Studio.

Bianse \ www.agoradanse.com

Renseignements et réservation
Billetterie de l’Agora danse (840, rue de la Cherrier, métro Sherbrooke) \ 514.525.1500
Réseau Admission \ 514.790.1245

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