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Thursday, May 15, 2014

Les journées d’étude en musicologie de l’interprétation – 2e édition La créativité et l’invention sonore en interprétation Les 14 et 15 mai 2014 À la Faculté de musique de l’Université de Montréal, local B-52

L’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), sous la direction scientifique de Caroline Traube, Ghyslaine Guertin et Sylvain Caron et dans le cadre des activités du Laboratoire de recherche sur le geste musicien (LRGM) et du Groupe de recherche en interprétation musicale, analyse et expression (GRIMAE), présente deux journées d’étude sur le thème de la créativité et l’invention sonore en interprétation. L’entrée est libre.

Depuis plus d’une décennie, la musicologie de l’interprétation a connu d’importants développements. Cette discipline étudie les différents aspects de la pratique de l’interprétation musicale : le geste de l’interprète, ses enregistrements, son travail, l’analyse orientée vers l’interprétation, les processus de perception et de réception, l’édition, la performance practice.

L’année dernière, à la même période, le musicologue et pianiste John Rink du Research Centre for Musical Performance as Creative Practice de l’Université Cambridge était l’invité d’honneur de la première édition des journées d’étude sur la musicologie de l’interprétation.

Cette année, pour la seconde édition de ces journées d’étude qui porteront plus spécifiquement sur la créativité et l’invention sonore en interprétation, nous avons le plaisir et l’honneur d’accueillir le musicologue français François Delalande, qui nous présentera deux conférences (voir le programme ci-dessous).

Ces journées d’étude seront également l’occasion de présenter les travaux menés par les membres professeurs, étudiants ou anciens étudiants du LRGM et du GRIMAE. Nous aurons aussi la chance et le grand plaisir de compter parmi les participants à ces journées d’étude le musicologue et sémiologue Jean-Jacques Nattiez qui agira à titre de répondant à la suite de la première conférence donnée par François Delalande le mercredi 14 mai.

NB : Il vous est possible de réserver le repas de midi (buffet méditerranéen) au coût de 8 $ par journée. Si cette option vous intéresse, veuillez réserver  au plus vite votre repas en contactant Liouba Bouscant à l’adresse liouba.bouscant@umontreal.ca.

Programme

Mercredi 14 mai 2014

9h15 : Accueil et introduction

9h30 : François Delalande - La créativité et l’invention sonore dans l’interprétation de la musique baroque

Résumé :

Un concept central pour analyser les processus d’invention est celui d’ « idée musicale », entendue comme configuration sonore singulière que le créateur découvre, retient et exploite. L’idée musicale a longtemps été, le plus souvent, un thème, un motif rythmique, etc. ; il est plutôt, maintenant, de l’ordre du timbre ou mieux du « son », et ceci est vrai dans toutes les musiques : jazz, musique électroacoustique, musique instrumentale (voir l’exemple de la musique spectrale) et aussi musique baroque. Le créateur, qu’il soit compositeur, improvisateur ou interprète, recherche des idées musicales qui sont de l’ordre du « son » plutôt que de la combinaison de notes. Ceci est à replacer dans l’histoire de la musique et plus spécialement du dernier épisode :  la  « révolution technologique » qui a permis d’imaginer la musique non plus face à une partition mais face à des haut-parleurs, et à en contrôler l’organisation non plus par le regard mais par l’oreille. Les interprètes de la musique baroque, spécialement depuis le microsillon, ont fait de l’enregistrement un moyen de capitaliser et  transmettre les recherches sonores. On prendra le cas d’un ensemble exemplaire de ce point de vue : Il Giardino Armonico interprétant Vivaldi.

10h20 : Commentaires de Jean-Jacques Nattiez

10h40 : Questions et discussion avec le public

10h55 : Pause-café

11h15 : Ghyslaine Guertin - La créativité comme composante de la virtuosité en interprétation

12h00 : Pause-lunch

13h15 : Caroline Traube – Proposition d’un modèle pour l’étude du geste musicien

14h00 : Michel Bernays – De la touche au son : expression du timbre au piano

      Contrôle gestuel, technique, perception et verbalisation du timbre par les pianistes.

14h30 : Marine Blassel –

Élaboration d'un système de notation symbolique du geste pianistique, selon l'approche de Marc Durand

15h00 : Pause-café

15h30 : Marie-Hélène Breault – Trois domaines de l’expression de l’originalité en interprétation

16h00 : Terri Hron –

Notes inégales: parcours d'une musicienne, de la flûte à bec renaissance à la création collaborative

16h30 : Discussion sur les conférences de l’après-midi

17h00 : Clôture de la première journée



Jeudi 15 mai 2014



9h45 : Accueil

10h00 : François Delalande – Méthodologie d’analyse de l’interprétation considérée comme « objet sonore »

Résumé :

Si l’on applique un schéma de type production/objet/réception à l’interprétation, la production est un acte moteur par lequel un « interprète » produit du son, et la réception est le plus souvent l’écoute (ce n’est pas une évidence). Mais l’objet ? L’objet sonore qu’on souhaite analyser est « ce qu’on entend », mais en pratique, depuis qu’existe l’enregistrement, on choisit de s’appuyer sur la trace fixée sur un support (CD, mémoire numérique) c’est-à-dire sur un signal. Les conditions de la réception (matériel d’écoute et acoustique des lieux, niveau, etc.) sont reversées dans l’étude des points de vue qui gouvernent l’écoute.

Même ainsi réduit à un signal observable à loisir, l’objet matériel soulève les deux problèmes de sa délimitation et de l’objectivité des informations qu’on y lit. Par exemple, on entend – et on peut mettre en évidence sur un sonagramme – des bruits de respiration qui parfois servent de repères pour que les instrumentistes se synchronisent. Doit-on les inclure dans l’objet analysé, c’est-à-dire dans le champ de l’analyse ? Cela dépend des limites que l’on fixe à cet acte musical qu’est « interpréter » et des pratiques sociales qu’on entend inclure dans le fait musical. Les tracés observables donnent l’illusion d’une objectivité. Ils ne dépendent pas de la subjectivité de l’observateur, mais dépendent, par contre, des réglages qu’il adopte, c’est-à-dire du choix de ce qu’il souhaite faire apparaître, c’est-à-dire encore des limites qu’il fixe à ce qu’il considère comme musical.

11h00 : Sylvain Caron, Caroline Traube, Sébastien Bel et Jeanne Doucet –

                          Modélisation des inflexions rythmiques du claveciniste et mise en relation avec la partition.

11h45 : Jean-Willy Kunz – Passer du clavecin à l'orgue : stratégies d'adaptation des paramètres de l'interprétation

12h15 : Pause-lunch

13h30 : Catherine Lefrançois –

Phonostylistique de la voix populaire : quelques paramètres pour l’établissement de catégories génériques

14h00 : Julie Delisle – Composer et interpréter les musiques mixtes : vers une partition augmentée

14h30 : Table-ronde sur la formation et les métiers du musicologue au 21e siècle

15h30 : Clôture de la seconde journée


OBSERVATOIRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHE ET DE CRÉATION EN MUSIQUE

Fondé en 2004, l’Observatoire interdisciplinaire de recherche et de création en musique (OICRM) est un groupe de recherche interdisciplinaire, interuniversitaire et international qui travaille sur les thématiques générales de la création et de la recherche en musique. Il regroupe onze unités de recherche réparties entre l’Université de Montréal et l’Université Laval.

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